Gisèle Gual

Diététicienne nutritionniste agréée à Linkebeek

0486 / 35 59 11

Consultations de diététique pour enfants et adultes

Emissions culinaires : pour ou contre ?

Emissions culinaires : pour ou contre ?

Si je vous demandais : "citez-moi des noms d'émissions culinaires", vous en auriez sans doute au moins 4 ou 5 qui vous viendraient immédiatement en tête. Et pour cause.

Les émissions culinaires faisaient grand bruit déjà dans les années 1990, avec entre autres les émissions présentées par la fameuse Maïté et des séquences mythiques comme celle de l'anguille. Glups. Mais à l'époque (si je me souviens bien), elles passaient en pleine journée et n'avaient donc qu'un public limité et peut-être ciblaient-elles plutôt les femmes au foyer ou les retraités...

Depuis le milieu années 2000, c'est aux heures de grande audience qu'elles sont diffusées et il est difficile de ne pas en entendre parler ni même d'en regarder une, même avec la honte de ceux qui jamais n'avoueront l'avoir visionnée ;-)

Moi je l'avoue: j'aime bien. J'aime car cela me donne l'espoir qu'elles puissent apprendre quelques notions de cuisine ou même donner l'envie de cuisiner à ceux qui sont plutôt adeptes du "tout fait". J'aime parce que j'y apprends des choses, j'aime parce que (en général) c'est bien monté et que ça me divertit, ce qui est leur but premier d'ailleurs. En revanche, ce que j'aime moins c'est la frustration de me dire que même avec tous les efforts du monde jamais je n'arriverai à reproduire la plupart de leurs recettes ! Car pour cela, il me faudrait une réserve de produits tellement grande que ça ne tiendrait pas dans ma minuscule cuisine, et que je n'utiliserais en plus qu'une fois dans ma vie ! 

Ensuite, en tant que diététicienne il y a bien sûr mon esprit critique sur le sujet de l'alimentation. Quand je vois des assiettes où un morceau de viande (à l'apparence délicieuse par ailleurs) se bat en duel avec un morceau de carotte, une rondelle de champignon, une asperge et deux rondelles de pomme de terre rissolées, j'avoue que ça me chiffonne. Mais bon, il vaudrait mieux ne pas faire ça tous les jours sous peine de se retrouver avec 5kg de moins sans avoir rien demandé (si on ne mange que ça au souper) !

Pareil évidemment lorsque je vois les quantités de beurre utilisé pour cuire ladite viande. Même si je sais que quand je vais au resto c'est grâce à ça que comme par hasard mon steak (ou poisson) est toujours meilleur que chez moi ! Mais ce n'est pas ça le plus embêtant en réalité, car la gastronomie peut tout à fait s'intégrer dans une alimentation équilibrée. Ouf, on est sauvés.

Le dernier point qui attire aussi mon oeil de diététicienne concerne l'hygiène. Heum. Car en effet, tous les principes ou presque des règles d'hygiène en cuisine "de collectivité" sont mis de côté : les cheveux qui pendent sur les yeux, les ongles longs ou vernis, la transpiration qu'on essuie avec la manche (ou qu'on n'essuie pas et qui gicle au ralenti), les bijoux qui participent au mélange des pâtes à gâteaux ou autres... Pas très "HACCP" ça. Mais bon, GASTRONOMIE oblige ?